16 Mai, les abysses de la Manche, entre Boulogne/Mer et Folkestone.
En tête du cortège de chars, le général Gastos est bien décidé à délivrer le roi des ongles des Anglais.
C'est bien pour cela que Gastéropodius se trouve de la partie !!!
Le général voudrait en savoir un peu plus sur la mort de la Balauste.
« Alors mon petit, dis moi tout, comment est ce que tu t'y es pris pour le tuer ce salopard ?? »,
« Cela a été des plus simples, maître !!!
Il a dans un premier temps fait le guerrier en hurlant que je ne savais pas à qui j'avais à faire. Puis il a paniqué et c'est mis à balancer ses grenades aveuglément !!!
Mais une fois entre mes mains, il a pleuré comme un enfant, il s'est même fait dessus quand j'ai commencé à serrer l'allumette qui lui servait de cou !!!!
J'avoue que je suis énormément déçu, je m'attendais à une bataille plus longue avec lui, vu la peur qu'il suscitait chez mes frères.
Croyez vous maître que je vais autant m'ennuyer avec les autres humains ?? ».
Le général regarde Gastéropodius avec une grande fierté, et lui dit,
« Écoute mon petit, fais les souffrir, hurler, joue avec eux comme si ils n'étaient que de simples pantins, apprends à écouter leurs supplications comme une douce mélopée !! Tu peux même leurs donner la mort comme une récompense, c'est ainsi que tu t'amuseras mon petit !!!
Une mort rapide de ton ennemi n'est qu'une solution d'urgences !!!
Vu les dons et la force que tu as pour faire subir les pires sévices corporels à tes ennemis !! ».
Gastéropodius est assis par terre devant le général, qui lui trône devant lui, et il boit ses paroles comme si il était un gourou !!
La scène fait penser à un enfant écoutant son père lui racontant des contes de fées au coin du feu !!
Gastéropodius prend de plus en plus conscience de ce qui pourra être amusant pour lui à l'avenir.
Car au final, si on analyse la situation, Gastéropodius n'est qu'un enfant, qui a une soif incommensurable d'apprendre la vraie vie.
Ce n'est pas dans son bocal qu'il a pu apprendre la sensation euphorique de sentir une vie partir lentement entre ses puissantes mains !!!!
Il n'apprendra cette sensation qu'en pratiquant.
ne dit on pas,
« C'est en forgeant, que l'on devient forgeron !! »????
Une chose est sure, c'est que le général Gastos s'est offert un beau jouet avec Gastéropodius !!!!
Ce qui commençait à être de mauvais goût pour le professeur Gastoupuce, qui ne percevait pas d'un très bon œil ce rapprochement trop paternel du général !!!
Gastéropodius se doit de rester un soldat et non un pseudo fils de Gastos !!!
Il ne manquait pas d'ailleurs de le lui rappeler !!!
Qu’un jour, ce petit scientifique lançant des pics donna comme un déclic au
général, dans sa relation idyllique :
et c'est bien pour cela qu'avant de lui tirer une balle entre les quatre yeux, il lui avait dit,
« Écoutez moi bien, espèce de clampin, personne ne se mettra sur ma route, vous m'entendez personne, ni vous, ni le roi, ni la B.A.G !!!! ».
Pendant ce temps, du coté Français de la manche, il y a toujours un motard casqué le pied posé sur le chapeau de Marcel !!!!!!
La main dans son blouson de cuir, regardant Marcel derrière la visière fumée de son casque, il en sort un …...
Thermos !!!!!!!!!!!!!
Derrière le casque, il y a Yves, revenu dont on ne sait où. Il enlève son casque, et sur un ton qui lui est bien propre dit à Marcel,
« Hé bien mon vieux !!!! Tu t'es vu quand t'as bu !!!!!! »,
Marcel relève la tête de dedans son vomi, se relève comme il le peut, pousse Yves du genre « Dégage de mon chapeau !! », ramasse son chapeau, l'époussète, le remet sur sa tête,
Regarde bien Yves dans les yeux pendant trente secondes, vomi sur ses bottes, puis lui dit d'un air super aimable comme d'habitude :
« J't'avais pas dit d'arrêter de te foutre de ma gueule ducon ????? ».
« Putain !!!!!!! Merde, Marcel, tu fais chier là !!!!! T’étais obligé de me vomir dessus ?? »,
Marcel tout en titubant vers sa caisse, lui dit,
« Va te faire foutre connard, pi qu'est c'que tu branles là, dégage, j'veux plus voir personne !!!!!! »,
Yves prend un ton très sérieux, et lui hurle,
« HA OUAIS ET LA BALAUSTE, T'EN FAIS QUOI ????
TU T'EN FOUS DE CE QU'IL LUI EST ARRIVÉ ????
C'EST CA QUE T'APPELLES ÊTRE UN AMI ????
MOI JE DIS BRAVO !!!!!
BAH QUAND TU FINIRAS DÉFINITIVEMENT DANS LE CANIVEAU, NE COMPTE PAS SUR MOI POUR VENIR TE RAMASSER PAUVRE NAZE !!!!
HAAAAA, ELLE EST JOLIE LA FRANCE TIENS !!!!!!
ET ÇA SE DIT UN DUR !!!!
PFFF UN MINABLE OUI !!!!!
ET BIEN TU AS RAISON POIVROT VA, DÉGAGE DE LÀ T'AS BIEN RAISON LA BALAUSTE N'A PAS BESOIN D'UNE BARRIQUE SUR PATTE COMME TOI POUR LE VENGER !!
PI TU SAIS QUOI, JE VAIS TE DIRE ENCORE MIEUX !!
OUBLIE LE DÉFINITIVEMENT DANS L'ALCOOL TON SOIT DISANT AMI, T'ES BON QU'À ÇA DE TOUTES FAÇONS !!!! »,
Marcel fait demi tour, reviens d'un pas énervé vers Yves, lui colle son poing dans la gueule, ce qui le fait tomber à la renverse,
Sort son 357 magnum lui colle sur le front,
Son regard est rempli de colère !!!
Son doigt tremblotant appuie fébrilement sur la gâchette.
Yves est là, il le regarde droit dans les yeux, impassible à ce qu'est en train de faire Marcel, et il rajoute :
« Bah alors, tu tires pas ?? Elles sont où tes burnes ????
Vas y, qu'est ce que t'attends ??? Que j'te supplie ??? Rêve pas connard !!!! Jamais je ne te supplierais !!!!
Je ne supplie pas les poivrots moi !!!! »,
Marcel lâche son flingue, se roule sur le coté, et ne dit plus un mot, il reste là, sur le dos prostré à regarder le ciel.
Yves se relève, se met debout au dessus de Marcel, se penche vers lui mains posées sur les genoux, et lui dit,
« Ça y est, t'as fini ??? On peut se mettre à bosser à présent ??? ».
Marcel le regarde d'un air interrogateur, et répond,
«À bosser ??? Mais c'que tu viens de m'dire la....... »
« Ça s'appelle, Action, Réaction chez moi ça ducon !!!! Tu croyais que moi, ton dernier ami j'allais te laisser comme ça sans réagir ?????? »
l'interrompt Yves !!!!
« OK, j'ai pigé, allez relève moi fumier, j'crois qu'il est vraiment temps comme tu dis que je réagisse !!!! »
Yves lui tend la main, Marcel l'attrape, il le relève, les deux hommes sont face à face, il se regarde droit dans les yeux et Marcel dit,
« Merci, mon ami !!!!! »,
Yves acquiesce du regard, et lui répond,
« Allez ferme la, vas te décrasser, j'ai une surprise pour toi !!!!!! »
Marcel le regarde, et s'apprête à parler, Yves l'en empêche en disant,
« D'abord Réaction, et ensuite tu verras !!!!! OK !!!! »
Intrigué Marcel ne pipe plus mots, monte dans sa Ford, fait vrombir le moteur, regarde Yves et lui crie,
« OK !!!! J'TE SUIS DUCON !!!!!! ».
Que c'est beau l'amitié ......................................................................